Janvier 2017 – Une enquête givrée !

C’est incroyable comme la vision des choses peut se transformer quand on est saisi par un froid puissant.
Dans le petit matin, les pingouins qui se dandinent au loin sont des enfants qui viennent prendre leur car ! L’ours polaire qui les accueille en grommelant, le conducteur. Les stylos deviennent des glaçons à la fraise qui refusent d’écrire puis, en se réchauffant, se transforment en gelée gluante sur les questionnaires. Les usagers, pelotonnés dans leurs écharpes, semblent parler inuit. Les enquêteurs, saisis de tremblements compulsifs, laissent échapper une fumée blanche de leur bouche.
Il fait -15°, même dans le bus, car il a dormi dehors, dans les montagnes, parqué près du logement du chauffeur.
Une enquête qui semblait « facile » se transforme en lutte contre les éléments. Il faut alors courir acheter des gants, des bonnets et des collants, même si ces équipements ne rentrent pas dans les achats autorisés dans le cadre d’une étude sur les transports en commun d’Albertville.